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Help me, Daddy - Klaus

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MessageSujet: Help me, Daddy - Klaus Mar 21 Mai - 9:36






••• Father & Son •••



Le soleil régnait en chef sur la ville depuis quelques heures déjà, lorsque Odian ouvrit les yeux. Avant même de reluquer les chiffres qu’indiquait sa montre, son regard bleu glacial s’était posé sur la fenêtre. Les volets n’étaient pas totalement clos, laissant apercevoir la lumière du jour. Et ainsi, la nuit, il n’était pas non plus dans le noir absolu. Bien que sa vision nocturne soit sans faille, Odian restait un petit garçon terrorisé lorsque la ville enfilait son long manteau sombre. C’était peut-être bien dû à son passé loin d’être joyeux. Du haut de ses huit années d’existence, il avait vécu les pires choses qu’un enfant puisse traverser et pourtant, il n’en avait jamais touché un seul mot à sa mère. Le petit bonhomme savait très bien que Wilhelmina s’en serait voulue de ne pas avoir compris que la vieille dame le martyrisait, et étant conscient qu’elle traversait elle-même une mauvaise passe, il préférait ne pas l’ennuyer avec ses problèmes. Comme il savait très bien le faire, il rangeait ses problèmes dans un coin de sa tête et faisait comme s’ils n’existaient pas. Ce n’est qu’une fois seul, que tout remontait à la surface et menaçait de le rendre fou à chaque instant.

Les minutes s’étaient mises à défiler, alors qu’il se perdait dans ses pensées les plus sombres, ses souvenirs les plus douloureux et tout ce qui faisait de sa vie un réel cauchemar. Mais son estomac criant famine, le rappela vite à l’ordre, l’obligeant à se lever presque aussitôt. En se dirigeant dans la salle de bain adjacente à sa chambre, Odian n’avait pas trainé pour prendre sa douche. Pour une fois, sa mère se trouvait dans la maison et il ne souhaitait pas la louper. Chose normale pour les autres enfants, le petit déjeuner l’attendait sur la table. Pour ce gamin là, c’était bien rare d’être traiter de cette façon, mais il ne se fit pas non plus prier pour tout engloutir au plus vite. Cette journée ne serait pas la meilleure de sa vie, même si elle commençait bien. Tous ceux de sa race s’apprêtaient à vivre une terrible épreuve, une fois encore, une fois la nuit revenue. La pleine lune ne leur ferait pas de cadeau et même Odian y passerait. Pourtant, il faisait de son mieux pour éviter un maximum le sujet. Avec sa naïveté d’enfant, il s’imaginait qu’en faisant comme si de rien n’était, il passerait à côté, que la nature l’oublierait pour une fois. Alors, se mettant en tête de passer une journée absolument normale, il s’était équipé d’un blouson, de son skate, mais également d’un sac à dos comprenant des vêtements de secours au cas où la lune lui jouerait un sale tour.

Il longeait la route, évitant au mieux les piétons. Sa passion, il la vivait à fond, bien que sa mère voyait ça d’un très mauvais oeil. Les sports extrêmes sont son truc à lui, le moyen de s’évader de sa propre vie pour quelques instants. Plus le temps passait, et plus Odian prenait des risques inimaginables pour sa propre existence. Dans le fond, même si Wilhelmina lui avait promis de supplier Klaus de le transformer une fois qu’il serait adulte, il espérait de tout coeur qu’il le fasse avant. Bien trop jeune pour comprendre que sa croissance s’arrêterait aussitôt, il était prêt à ne plus souffrir. Les nuits de pleine lune sont affreusement douloureuses, insoutenables pour un adulte, alors pour un gamin, cela semble encore plus horribles, voir interminables sur le moment. En prenant de gros risques, il s’imaginait que sa mère n’aurait plus le choix et qu’elle ferait appel à Klaus. Odian était persuadé que l’Originel accepterait, parce que c’est son père et que pour lui, un papa se doit de protéger son fils.

Mais la journée passant un peu trop vite à son gout, la crainte augmentait d’avantage. Sa mère venait de lui envoyer un message, pour qu’il attende sa nounou d’un soir dans le parc. Rebekah avait promis de veiller sur lui pour la nuit, durant la transformation. Même si elle aurait certainement beaucoup de mal à rester de marbre face à la douleur de son neveu, cette nouvelle ne pouvait que faire plaisir au gamin, qui refusait la présence de Wilhelmina. Les transformations sont déjà assez gênantes et douloureuses, sans que sa mère n’assiste à ça en prime. .. Si pour une fois, Odian avait obéi et se trouvait dans ledit parc, c’était bien parce qu’il avait peur de rester seul en cette nouvelle nuit de souffrance. Sur le dossier d’un banc, il venait de prendre place, son skate reposant contre l’assise en bois. Le regard perdu, la fin d’après-midi ne se passait pas du tout comme il l’avait espérer. Se sentant de plus en plus nerveux, une boule à l’estomac venait de se former, même si elle n’avait rien à voir avec celle qui lui nouait la gorge à cet instant présent. Le spectacle aurait sûrement été attendrissant pour beaucoup, mais pour ce gamin là, c’était une réelle souffrance, bien pire que toutes celles qu’il soit possible de ressentir physiquement. Un père jouant avec son fils, ne faisait qu’attiser la peine de ne pas pouvoir compter sur la présence de son propre géniteur, que se soit pour les bonnes, comme pour les pires occasions qui puissent exister.
© POLLO
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MessageSujet: Re: Help me, Daddy - Klaus Ven 31 Mai - 2:29


COUNT ON ME
It is easier to become a father than to be one.

«Elle se moque de moi… »


Les yeux rivés sur l'écran de son portable, Niklaus lisait pour la quatrième fois le message de sa soeur qui venait juste d'annuler leur rencontre prévue au lac. Rebekah ne vivait plus au manoir et si Klaus l'avait rayé de sa liste de soucis, il avait tout de même accepté de lui accorder un peu de son temps car elle prétendait avoir des choses importantes à lui dire… et qui n'étaient en réalité pas si importantes que ça, vu qu'elles semblaient pouvoir attendre. Il haïssait agir vainement. Or Rebekah venait de lui imposer un déplacement gratuit, sans compter les nombreuses minutes qu'il avait passé à l'attendre! Et avec tous ses problèmes du moment, à commencer par ceux avec sa famille, c'était certainement la dernière chose dont il avait besoin. La solitude qu'il avait toujours redouté s'imposait inévitablement à lui. Plus pesante, plus présente, plus évidente qu'elle ne l'avait jamais été. Et pourtant, il s'était donné les moyens d'y échapper. Il avait réuni sa famille sous son toit, il avait essayé de se racheter, il avait fait des efforts… tout ceci pour se retrouver avec moins encore que ce qu'il ne possédait au départ. Tant pis pour eux ! avait-il dit tout haut même si, dans le fond, il pensait plutôt : "Tant pis pour moi."

On était en fin d'après-midi et le ciel commençait déjà à s'assombrir. Klaus jeta un coup d'oeil circulaire et, avant de faire quoi que ce soit d'inutile -comme balancer son portable dans le lac-, il fit demi-tour et reprit la direction de son manoir, passant par le parc. Chaque fois qu'il était irrité, ses sens semblaient se décupler comme s'ils cherchaient à entretenir son agacement jusqu'à le mener à son point de rupture. Il pouvait entendre l'onde tranquille de l'eau derrière lui raisonnant comme une mer agitée, le bruit de ses propres pas tapant dans ses oreilles comme des coups de marteau et les bourrasques d'un vent qui, en fait, était quasi inexistant. Après un court moment de marche sur le sentier du parc, il put même percevoir parmi tout ce raffut les battements d'un coeur un peu plus loin devant. Curieux de voir qui d'autre que lui pouvait se tenir en solitaire, il redressa rapidement la tête tout en continuant de marcher. C'était un enfant blond au regard de glace et à l'expression sérieuse, mélange de mélancolie et de tristesse. Odian ! Un bref coup d'oeil avait suffi à l'hybride pour reconnaitre le petit bout d'homme qui était assis sur un banc, semblant attendre quelqu'un. En croisant furtivement son regard, le réflexe de Niklaus fut de se détourner aussitôt, masquant son air désemparé. Tournant le dos au petit, il fit un pas en avant pour repartir dans le sens inverse et s'arrêta à nouveau en réalisant ce qu'il était en train de faire. Lui, l'hybride originel, prenait la fuite devant un petit garçon! C'était la meilleure. Son désarroi lui avait fait oublier sa colère et lui avait fait perdre ses moyens, le forçant à rechercher désespérément une échappatoire. 

"Ce n'est qu'un enfant !" songea t-il rageusement. 

Et il resta ainsi un instant, sans bouger, tandis que son coeur, qui ne battait plus depuis des siècles, semblait s'alourdir dans sa poitrine.

"Mon enfant."

Odian n'avait pas l'air d'un garçon joyeux, son expression était bien trop grave pour son âge et Klaus ne pouvait tout simplement pas se résoudre à partir après ce qu'il venait de voir. La gorge nouée, il se recomposa rapidement un visage impassible avant de se tourner à nouveau pour faire face à son fils. Ses pensées lui criaient de s'en aller, mais ce fut son instinct qui eut raison de lui. Un bref soupir, comme pour se donner du courage, et il franchit les quelques mètres qui les séparaient, la démarche un peu plus trainante. Il s'arrêta devant lui et l'observa un léger instant avant de prendre la parole.

«Tu n'as rien à faire ici tout seul. Qui attends-tu ?» demanda t-il d'un ton parfaitement neutre.

L'idée de commencer par des salutations ne lui avait même pas traversé l'esprit. Il y avait ces jours où Niklaus n'avait que la patience d'aller droit au but. On aurait dit qu'il s'adressait à un étranger et d'un côté… c'était le cas. Odian était son fils, mais il ne le connaissait pas. Trop occupé à nier leur lien de parenté, c'est à peine s'il lui avait adressé la parole la première fois qu'il l'avait vu et en ce moment-même, il ne comprenait pas ce qui l'avait poussé à aller le rejoindre plutôt que de le laisser seul. Après tout, ce n'était pas son problème, n'est-ce pas?
L'hybride avait le regard fuyant, faisant des aller-retour entre le garçon et le paysage. Et alors qu'il faisait vraiment face à Odian pour la première fois, il se rendait compte qu'il n'avait jamais pris le temps d'attarder son regard sur son visage pour bien l'observer. C'est qu'il avait peur de se reconnaitre dans ses yeux clairs. Peur d'entrevoir l'ombre de lui-même dans ses traits. Et même en ce moment, alors que les preuves de sa paternité étaient incontestables, il n'arrivait pas vraiment à le regarder sans ciller. Il trouvait un certain réconfort à laisser place au doute malgré tout. Il n'admettrait bien sûr jamais la crainte qu'il ressentait, et encore moins la honte. Celle d'avoir pu laisser un fils derrière lui sans jamais s'en préoccuper, celle d'avoir fui au moment où il aurait dû rester. Une erreur qu'il avait bien failli reproduire ce soir.

FICHE ET CODES PAR EPISKEY.


Dernière édition par Niklaus Mikaelson le Dim 16 Juin - 23:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Help me, Daddy - Klaus Jeu 6 Juin - 14:02





••• Father & Son •••